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Jeudi 23 septembre : GREVE Education Nationale

mercredi 15 septembre 2021

Défendre une direction et des équipes malmenées, sortir de l’impasse sanitaire, exiger une vraie revalorisation pour toutes et tous, tourner le dos à la politique éducative du ministre : les PE, Psy et AESH ont de nombreuses raisons d’être en grève le 23 septembre !


DÉCLARATION D’INTENTION

- Envoyez votre déclaration d’intention de grève AVANT lundi 20 septembre à 23h59


LIEUX DE MANIFESTATION et TRACTS

- sur le site de la FSU 50


LES RAISONS DE LA GREVE

Défendre une direction et des équipes malmenées, sortir de l’impasse sanitaire, exiger une vraie revalorisation pour toutes et tous, tourner le dos à la politique éducative du ministre : les PE, PsyEN et AESH ont de nombreuses raisons d’être en grève le 23 septembre !

Défendre une direction et des équipes malmenées

La situation dramatique des écoles de Marseille est instrumentalisée pour, sous couvert d’expérimentation généralisable, dénaturer profondément le fonctionnement actuel de l’école publique. Malgré le rejet de la profession, le Président défend l’instauration d’un statut qui isolerait la direction de l’équipe enseignante.

Avec toujours plus de tâches administratives, des demandes incessantes de l’administration, dans un contexte sanitaire où les écoles ont tenu grâce à leur investissement et leur réactivité, les directrices et directeurs d’école sont particulièrement malmené·es. Loin de répondre aux véritables besoins, le ministère tente d’avancer à grands pas sur l’autorité hiérarchique depuis de nombreux mois.

Les cadres communs doivent être respectés : unité du Service public, égalité de traitement pour les personnels et les élèves...

Pour la direction d’école, il faut avancer : allègement des tâches recentrées sur l’animation et la coordination de l’équipe pédagogique, mise en place d’aides administratives et temps de décharges suffisant !

Sortir de l’impasse sanitaire

Alors que le variant Delta a changé la donne, les écoles ne sont pas équipées en capteurs de CO2, aucun masque chirurgical n’est distribué aux élèves et aux personnels... La rue de Grenelle fait reposer l’ensemble de ces efforts sur les collectivités et les familles, favorisant ainsi les inégalités. Par ailleurs, aucune campagne significative de dépistage n’est mise en place. Tout cela est géré sans anticipation et sans aucune prise en compte du réel avec un mépris total par un Ministre qui communique à la profession principalement via les médias et toujours dans l’urgence.

Un recrutement conséquent est nécessaire pour permettre un allègement des effectifs, des moyens pour le remplacement ou pour accompagner des difficultés d’apprentissage accentuées par un contexte sanitaire perturbateur. Exiger une vraie revalorisation pour toutes et tous

Alors que les personnels tiennent l’école à bout de bras, les annonces salariales d’un Grenelle « historique », selon le Ministre, sont largement en dessous des attentes.

La seconde tranche de la prime d’attractivité ne concerne que 58 % des enseignants. Et encore le Ministère parle d’augmentation pour un montant de moins de 30 euros nets par mois pour les échelons 5 à 9. En euro constant, entre 2010 et 2021, avec l’inflation conjuguée au gel du point d’indice, c’est l’équivalent de deux mois de salaires qui ont été perdus par les enseignant·es.

Un plan pluriannuel de rattrapage et d’augmentation sans contrepartie est nécessaire !

Tourner le dos à la politique éducative du Ministre

Alors que régulièrement, les équipes sont confrontées à des difficultés dans la gestion de leur classe : gestion de la difficulté scolaire ou de comportement des élèves, aucune aide n’est proposée aux enseignants. Manque de personnel spécialisé de RASED, AESH, psychologue, infirmière, assistante sociale, absence de formation continue, ils se retrouvent seuls sans réel moyen. C’est une véritable équipe pluriprofessionnelle qu’il nous faut dans nos écoles pour ne pas se retrouver isolés dans certaines circonstances.

Par ailleurs, alors que le contexte aurait nécessité une forte prise en compte des inégalités scolaires, le ministre persiste à réduire l’enseignement à des prétendus fondamentaux, renonçant ainsi à une culture partagée émancipatrice pour toutes et tous.

Il promeut une école de l’individualisation, tout en mettant à mal le métier ; la liberté pédagogique est remise en cause et le contrôle des PE est renforcé par des évaluations normées imposées aux élèves, une inflation de guides et une refonte de la formation.

Pour une école ambitieuse pour toutes et tous, il est indispensable de partir des demandes et besoins du terrain pour tourner le dos à la politique éducative du Ministre.


MODELE DE COURRIER AUX PARENTS

Chers parents,

Alors que la crise sanitaire continue de sévir, mettant en lumière le besoin cruel de moyens pour l’école, le gouvernement reste sourd aux demandes et propositions des personnels des écoles.

Les élèves ont besoin d’un service public de qualité, d’une école adaptée pour tous et toutes, de professeur-es correctement formé-es et en nombre suffisant.

• Pour cela, il est nécessaire de recruter plus de personnels afin de faire baisser les effectifs dans toutes les classes, assurer tous les remplacements. Il est nécessaire aussi de recruter des enseignant-es RASED et des psychologues pour assurer le suivi de tous les élèves en besoin ;

• Pour cela il est nécessaire de recruter des AESH afin d’accompagner tous les élèves en situation de handicap ;

• Pour cela, il est nécessaire que le métier de professeur redevienne attractif et que celui des AESH soit enfin reconnu. Cela passe par une plus juste reconnaissance et une hausse des salaires. Les enseignant-es restent bien moins rémunéré-es que leurs collègues européens, ce qui explique en partie la baisse du nombre de candidat-es et l’augmentation des postes vacants aux concours de recrutement.

Cette rentrée est marquée une fois de plus par le manque d’anticipation et le flou sur la ligne à tenir face à l’épidémie et ses conséquences. Nous attendons des mesures sanitaires pour limiter la propagation du virus et garantir la sécurité dans les écoles.

Le plan d’urgence pour l’école que nous continuons à défendre depuis des mois aurait pu permettre de réduire les inégalités scolaires, encore accentuées par la crise, d’améliorer les conditions d’apprentissages pour tous les élèves et de permettre aux élèves en situation de handicap de pouvoir suivre une scolarité avec l’aide nécessaire à laquelle ils et elles ont droit.

Nous attendons du ministre qu’il s’engage dans l’amélioration du fonctionnement de l’école et qu’il apporte des garanties pour la réussite de tous les élèves.

C’est pourquoi nous serons en grève le jeudi 23 septembre et comptons sur votre plein soutien.

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