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CARTE SCOLAIRE : la Manche doit rendre 10 postes

lundi 9 mars 2020

L’académie de Caen doit rendre 52 postes.

La FSU et le SNUipp-FSU se sont toujours opposés à la fusion des deux académies, craignant entre autre que notre petite académie de Caen (6562 postes) soit « avalée » par la grande de Rouen (9747 postes). Cette crainte n’était pas injustifiée.

Alors que le ministère avait prévu 43 suppressions dans l’académie de Caen et 9 dans l’académie de Rouen, la Rectrice a décidé que toutes les suppressions auraient lieu dans l’académie de Caen en proposant au CTA du 13 février la répartition suivante :

département prévisions des effectifs suppressions/créations de poste
Calvados -901 -16
Manche -766 -10
Orne -517 -26
Seine Maritime -1124 +6
Eure -800 -6

Alors que l’académie de Caen perdrait 2184 élèves et celle de Rouen 1924, tous les efforts porteraient sur notre académie. Les élu-es du SNUipp-FSU ont fortement dénoncé cette décision injuste.

L’administration justifie cette répartition par le fait qu’il faut continuer le dédoublement des classes de GS en Education prioritaire (situées principalement en Seine-Maritime, dans l’Eure et le Calvados) et qu’il faut tendre vers une harmonisation du P/E (nombre total d’enseignants adjoint, brigades, conseillers pédagogiques, disponibilité… par rapport aux nombres d’élèves).

département P/E
Calvados 5,68
Manche 5,95
Orne 6,46
Seine Maritime 5,56
Eure 5,65

Quelle prise en compte de la ruralité de notre académie ?

La Rectrice occulte le fait que si le P/E est plus élevé dans la Manche et l’Orne, c’est parce qu’il prend en compte la ruralité des départements. L’académie de Caen est la 3eme académie rurale après Limoges et la Corse

Académie/département part des élèves scolarisé-es dans une commune rurale
Académie de Caen 21,1 %
Académie de Rouen 7,8 %
Calvados 5,2 %
Manche 34 %
Orne 43,4 %

Cette ruralité se traduit souvent par des écoles de taille plus petite en général et donc un besoin plus important d’enseignants (ex : il est plus difficile de fermer un poste dans une école à 3 classes qui accueille 60 élèves que de fermer dans une école 11 classes avec 240 élèves…). Ces zones rurales connaissent aussi des déserts médicaux-sociaux : manque de structures pour la petite enfance, pédiatres, orthophonistes…
Ce n’est pas parce qu’un P/E est identique pour tout le monde que cela est plus juste en terme de moyens d’Education.

Quelle prise en compte des critères sociaux de la population ?

Depuis plusieurs années, les quintiles de la population sont un critère dans la carte scolaire : (le premier quintile correspond à une part de la population ayant les revenus les plus faibles)

département part des élèves scolarisé-es dans une commune du 1er quintile
Calvados 18,9 %
Manche 18,1%
Orne 42,7 %
Seine Maritime 23,2 %
Eure 34 %

Les zones d’éducation prioritaire doivent être valorisées en terme de moyens, cependant l’Orne mériterait une attention particulière. Alors qu’il a la plus faible baisse d’élèves, il doit rendre le plus de postes avec un contexte social le plus défavorisé et une situation rurale la plus importante !
Même si le secrétaire général de la Rectrice invoque le besoin de dédoubler les classes en éducation prioritaire, il n’explique pas pourquoi il va à l’encontre du ministère et pourquoi il pénalise une académie plus que l’autre.

Le SNUipp-FSU dénonce le manque de moyens en général et dénonce particulièrement le choix fait par la Rectrice de faire supporter les mesures de carte scolaire uniquement dans l’académie de Caen.

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