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CARTE SCOLAIRE : Décisions finales pour 2019-2020

mardi 26 février 2019

Le CDEN qui acte la CARTE SCOLAIRE pour l’an prochain a eu lieu ce mardi 26 février. En voici toutes les décisions...

Les délégués du SNUipp-FSU, de SUD et FO se sont prononcés CONTRE cette carte scolaire.
Le SGEN, l’UNSA et la FCPE se sont abstenus.
Résultat : 10 Pour, 7 Contre, 7 Abstentions

Au final, pour la rentrée 2019, la DASEN a décidé :
- 13 ouvertures de classes
- Environ 5 ETP consacrés aux décharges de direction
- 4,5 ETP créés en ASH (référent, conseiller, maître G, ULIS...)
- 3,5 ETP de conseillers pédagogiques créés
- 3 postes créés pour le dédoublement de CP et CE1 hors REP
- 11 postes créés pour le dédoublement en REP...
et 2 supprimés
- 19 fermetures de classes
- 8,25 ETP de Plus de Maîtres Que de Classes supprimés
- 4 postes supprimés en CMPP/CEIO

(ETP = Equivalent Temps Plein)

Cette carte scolaire ne permet toujours pas :
- de créer des postes ans toutes les écoles qui en auraient besoin
- de ne pas fermer pour abaisser le nombre d’élèves par classe
- de recréer un RASED digne de ce nom
- de créer des postes de remplaçants en nombre suffisant
- de scolariser les enfants de 2 ans à hauteur de ce qui serait possible
- de relancer une formation continue digne de ce nom
- de décharger les directrices et directeurs en tension
- etc...
C’est pourquoi les délégués du SNUipp-FSU ont voté contre cette carte scolaire à l’issue du CDEN.

VOS REPRESENTANT-ES DU SNUIPP-FSU EN CTSD :
Virgnie Laisné, Jérôme Dutron, Sandrine Aubry, Lydie Ador


OUVERTURES DE CLASSES


- EPM Quettehou
- RPI Fleury-la Bloutière
- RPI Feugères-Marchésieux-St Martin
- EM Brès La Glacerie
- EM Condé (enfin !!)
- EPM Les Palliers St Lo (enfin aussi !!)
- RPI Hudimesnil
- EPM Digosville
- EPM Bayet Cherbourg
- EPM Torigny
- EPM Parisy Avranches
- RPI Sideville-Teurtheville
- RPI Plomb-tirepied
- Percy-en-Normandie si fusion


FERMETURES DE CLASSES

Toutes les ouvertures provisoires (moyens provisoires) décidées pour cette année scolaire vont automatiquement disparaître en juin sauf si la DASEN a décidé finalement d’une ouverture de classe (voir ci-dessus). Nous ne les faisons donc pas apparaître ci-dessous parmi les fermetures.


- EPM St Vaast
- EL Isigny le Buat
- EM Ducey
- EL Sartilly
- EL Les Pieux
- EPM Virey
- EPM St Senier
- EPM Veil Granville (à peine fusionnée)
- EPM Le Vrétot-Quettetot
- EPM Avoynes Macé Equeurdreville
- EPM Dujardin Cherbourg
- EPM Donville
- EPM St Samson
- EPM Brix
- RPI St Amand
- EM Marigny
- RPI Blainville-St Malo
- RPI Hauteville-Montmartin

Sauvées en CDEN :
- Canisy
- Chef du Pont
- St Pois
- Ger
- Bréhal
- Flottemanville
- St Hilaire Petitville
- Bocher Equeurdreville


QUE VONT DEVENIR LES MOYENS PROVISOIRES DE CETTE ANNEE ?

Ecole Décision DASEN
Fleury Ouverture de classe
Feugères Ouverture de classe
Brès la Glacerie Ouverture de classe
Condé Ouverture de classe
Gibert Zola Cherbourg Fin du moyen
Bretteville Fin du moyen
Palliers St Lo Ouverture de classe
Beauchamps Fin du moyen
Digosville Ouverture de classe
Bayet Cherbourg Ouverture de classe
La Haye Pesnel Fin du moyen

7 ouvertures ont finalement dû être réalisées : peut-être la DSDEN aurait-elle pu suivre les demandes des délégué-es du SNUipp lors du CTSD de février 2018 et DIRECTEMENT OUVRIR DES CLASSES plutôt que de laisser les écoles pendant 1 an dans l’expectative et de nommer les collègues à titre provisoire !


DEDOUBLEMENTS

REP :
- 11 postes sont consacrés au dédoublement des CE1 de REP (la totalité)
- 2 dédoublements CP supprimés : Baquesne et Chef du Pont

Ecole Décision DASEN
Baquesne Cherbourg - 1 classe de CP
Villedieu les Poeles + 2 classes CE1
St Vaast La Hougue + 1 classe CE1
Coulouvray + 1 classe CE1 (ou CE1 avec du co-enseignement)
Chef du Pont - 1 classe CP/ + 1 classe CE1= 3 classes CP/CE1
Quettehou + 1 classe CE1
Ste Mère Eglise + 1 classe CE1
Picauville + 1 classe CE1
Périers + 2 classes CE1
Bourguenolles + 1 classe CE1
Chérencé Le Héron + 1 classe CE1

Expérimentation manchoise :
- 1 poste est consacré au dédoublement des CP de La Haye Pesnel
- 2 postes sont consacrés au dédoublement des CP de Montebourg


PDMQDC

- 8,25 ETP de Plus de Maitres que De Classes sont supprimés

Ecole Quotité PDMQDC supprimée
Avranches PMF -0.5
Parisy -0.5
Les Coquelicots Cherbourg -0.5
Les Tournesols Cherbourg -0.5
La Polle Cherbourg -0.5
Rousseau Mater Cherbourg -0.25
Rousseau Elem Cherbourg -0.25
Ravenel Cherbourg -0.5
Voltaire Cherbourg -0.5
Chérencé le Héron -0.25
Coulouvray -0.25
Macé Granville -0.5
Montebourg Mater -0.5
Montebourg Elem -0.5
Périers -0.25
Picauville -0.25
Ste Mère Eglise -0.25
Giéville Guiberville -1
Villedieu Mater -0.25
Villedieu Elem -0.25

Les autres PDMQDC sont maintenus, soit 13 ETP.

DIRECTIONS

- 1,66 ETP consacrées au maintien des décharges de direction des écoles victimes d’une fermeture pendant 1 an.
- Environ 2,5 ETP de décharges de direction pour les écoles ouvrant une classe et donnant droit à une décharge supplémentaire (Parisy, Feugères, Montebourg Elem, Quettehou, La Glacerie S. Brès, Coulouvray, Fleury la Bloutière, Villedieu Elem, Torigny Les Villes, Bréhal)
- 3x0,25 ETP de décharges de direction seront octroyés aux directeurs des écoles participant aux projets d’école du socle (Sourdeval, Cerisy la Salle, Percy)
- plus 0,5 ETP de décharge de direction à Bréhal suite à la fusion (décharge totale)

ASH

- 1 ULIS à Tessy Bocage
- 1 poste de référent ESS est créé
- 0,5 ETP de chargé de mission ASH est créé
- 1 poste de Maître G au CMPP de Cherbourg est créé (2 autres le seront dans les 2 autres antennes CMPP dans les années à venir)
- 1 poste de Conseiller pédagogique ASH départemental est créé pour accompagner les conseillers de circonscription (il y en aura maintenant 3 : 1 par bassin)
- 1 poste de coordinateur Départemental du PIAL est créé

DIVERS

- 3 postes de Directeur Pédagogique des antennes CMPP (St-Lô, Cherbourg, Avranches) sont supprimés
- 1 poste au CEIO Le Bigard de Cherbourg est supprimé
- 0,5 poste d’assistant de prévention est créé (il y en aura maintenant 2 à mi-temps)
- 3 postes de CPD Fondamentaux (lire, écrire, compte, respecter) implantés à raison d’1 par bassin

20 élèves sont en permanence sans AVS dans le département. Pas toujours les mêmes : certains en obtiennent une pendant que d’autres obtiennent une nouvelle notification...

Fusion de Bréhal EM et EE Fusion de Percy EM et EE contre les conseils d’école et lancée par la Mairie !!! (à finaliser par le conseil municipal)


NOUS AVONS RENOUVELE NOS REVENDICATIONS :

NOTRE REVENDICATION SUR LES EFFECTIFS : qu’aucune classe ne dépasse 25 élèves en dehors du REP et qu’aucune ne dépasse 20 élèves en REP.

NOTRE REVENDICATION SUR LES 2 ANS : Nous demandons que les enfants de 2 ans soient comptabilisés pour obtenir une ouverture de classe afin de faciliter l’accueil des tout petits dans toutes les écoles.

NOTRE REVENDICATION SUR LA DIRECTION : Le maintien des décharges de directions des écoles fermant une classe est un moindre mal, mais nous demandons surtout des décharges pérennes et à la hauteur des besoins (25% avant 3 classes, 50% de 4 à 6 classes, 75% de 7 à 9 classes et 100% au delà).

NOTRE REVENDICATION SUR LES REP : Si nous sommes satisfaits qu’on reconnaisse enfin que réduire les effectifs est un levier pour faire réussir les élèves, il est dommageable que l’effort ne porte pas sur l’ensemble des classes de notre département.
L’absence de postes octroyés par le Rectorat à notre académie pour couvrir la mise en place des effectifs réduits en classe dans tous les CE1 en éducation prioritaire va :
- mécaniquement faire augmenter les effectifs des autres classes de chacune des écoles concernées,
- complexifier les organisations pédagogiques
- supprimer un peu plus de «  plus de maîtres que de classes » alors que ce dispositif est aussi un levier de réussite.
- obliger à fermer des classes dans les autres écoles du département


MOTION DU SNUIPP-FSU 50 lue au CDEN du 26 février 2019

CARTE SCOLAIRE

« Partout où il y a des difficultés, il faut mettre moins d’élèves par classe ». Ce n’est pas la FSU qui le dit, mais le président Macron, début janvier, lors du lancement du Grand Débat en Normandie. Nous nous félicitons de voir la voix de la 1ère Fédération de l’Education Nationale enfin entendue. Après l’avoir entendue, encore faudrait-il l’écouter véritablement et se donner les moyens d’agir sur les effectifs des écoles défavorisées sans, dans le même temps, abandonner les autres.

Sur ces 2 points, M. le Ministre de l’Education Nationale a fait ses choix : La déclinaison manchoise de la politique gouvernementale présentée lors du CTSD du 1er février, et dont nous allons débattre aujourd’hui, esquisse un mécanique redéploiement de postes en direction des élèves de REP, au détriment des autres élèves de notre département puisqu’effectué à moyens constants. C’est un choix de la DASEN. C’est un choix du Ministre. C’est un choix du Président.

Si le Ministère avait réellement créé des postes dédiés au dédoublement de CP et CE1 de REP, les 26 fermetures de classes pressenties cette année n’auraient pas eu lieu d’être et les conditions de scolarisation de chaque élève du département en auraient été améliorées.

Les postes de Plus de Maîtres que de Classes auraient pu être conservés au lieu de servir de variable d’ajustement.

La FSU demande des choix budgétaires différents : il n’est pas possible de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires tout en dédoublant toutes les classes de primaire qui en ont besoin. Il n’est pas possible d’aider les élèves en éradiquant les professeurs du secondaire

La carte scolaire, telle que présentée aujourd’hui, ne permet nullement :
- de scolariser les enfants de 2 ans à hauteur de ce qui serait possible et souvent nécessaire,
- de relancer une formation continue digne de ce nom et réclamée par tous les enseignants depuis des années,
- de décharger davantage toutes les directrices et tous les directeurs dont la surcharge de travail est bien entendue par l’administration, mais à laquelle celle-ci ne répond que de façon sporadique.

Mais le thème le plus sensible, et encore plus intensément cette année, reste bien l’inclusion des élèves à besoins particuliers. Cette inclusion, sans les moyens humains nécessaires pour l’accompagner, met en souffrance nos collègues, tous les élèves de la classe et en premier lieu les élèves à besoins particuliers auxquels la société doit un accompagnement digne de ce nom.

LOI BLANQUER

Il nous semble également important de profiter de ce CDEN pour informer M. le Préfet et les élus siégeant ici à propos du contenu de la Loi Blanquer qui vient d’être votée en première lecture à l’Assemblée nationale.

On y apprend que les élèves seront meilleurs si les drapeaux national et européen et les paroles de la Marseillaise sont fixés en permanence devant leurs yeux, dans l’espace dédié aux référentiels du moment. Mais cette histoire de drapeau n’est que de la poudre aux yeux destinée à une opinion publique avide de réformes symboliques.

Marqué par une restructuration majeure de l’organisation de l’école, le projet de loi dit de « l’école de la confiance » ne s’attaque à aucune des difficultés du système éducatif.

Annoncé à l’origine pour donner un cadre législatif à l’instruction obligatoire dès 3 ans, il a enflé au fil des semaines pour devenir, à l’issue des débats à l’Assemblée nationale, un tout cohérent qui nous inquiète à bien des égards.

Un des articles ajouté à la loi permet le regroupement d’un collège et de plusieurs écoles de son secteur de recrutement : la création d’Etablissements Publics des Savoirs Fondamentaux rassemblant des élèves de 3 à 16 ans, aux formes et contours indéfinis, tributaires de l’appréciation et de choix opérés localement, répond à plusieurs objectifs structurant l’ensemble de la politique éducative du Ministre. En portant un coup d’estoc à la spécificité des écoles, c’est la cohésion de tout le système éducatif qui est attaquée. Il importe de préserver l’indépendance et le statut spécifique de l’école primaire,
- pour garantir des écoles à taille humaine sur tout le territoire,
- pour refuser sa mise sous tutelle par le 2nd degré,
- pour s’opposer à tout statut hiérarchique dans les écoles,
- pour garantir la liberté pédagogique des enseignant-es du 1er degré
- pour réaffirmer le caractère national du service public d’éducation.

D’autre part, revenant sur la fusion des quelque trente académies en treize rectorats de région, le ministre semble souhaiter conserver un recteur par académie. La répartition des attributions entre ceux-ci et les super-recteurs de région reste en revanche à définir. Pour ce-faire, blanc-seing lui est donné, il pourra procéder par ordonnances et donc faire à peu près ce qu’il veut. Il en ira de même pour pouvoir modifier la composition et les attributions des conseils académiques et départementaux de l’Éducation nationale, consultés sur l’organisation du système éducatif dans les territoires (la carte scolaire notamment).

LOI DE REFORME DE LA FONCTION PUBLIQUE

La loi de réforme de la fonction publique apporte les outils complémentaires pour s’attaquer petit à petit au statut des fonctionnaires. Pas de surprise non plus :
- le recours aux contractuels et aux contrats de mission seront priorisés,...
- la fusion des instances paritaires (Comités Techniques et Comités Hygiène Sécurité et Conditions de Travail) va noyer les représentants du personnel sous les dossiers.
- les questions de mutation et de mobilité échapperaient au contrôle des élus du personnel. Les agent-es n’auraient plus de représentant-es pour les protéger de l’opacité, de l’arbitraire ou des erreurs de l’administration. Les possibilités de recours affichés étant un leurre car les agent-es n’auront aucune information pertinente pour se défendre. C’est un grand coup donné au paritarisme et au dialogue social démontrant une volonté de mise au pas des agents de la fonction publique.

Cette politique ministérielle autoritariste, faite au rabais et dans la précipitation est d’avance vouée à l’échec. Les fonctionnaires de l’Etat en seront les boucs émissaires, les enfants n’en seront assurément pas les bénéficaires dans leurs apprentissages.

Communiqué de presse de la FSU de la Manche en préambule au Conseil Départemental de l’Education Nationale du 26 février 2019

La déclinaison manchoise de la politique gouvernementale de carte scolaire esquisse un mécanique redéploiement de postes en direction des élèves de REP, au détriment des autres élèves de notre département puisqu’effectué à moyens constants.

Avec des créations de postes dédiées au dédoublement de CP et CE1 de REP, les 26 fermetures de classes pressenties cette année n’auraient pas eu lieu d’être et les conditions de scolarisation de chaque élève du département en auraient été améliorées.

L’inclusion des élèves à besoins particuliers, sans les moyens humains nécessaires pour l’accompagner (AVS, petits effectifs) met en souffrance les enseignants, tous les élèves de la classe et en premier lieu les élèves concernés auxquels la société doit un accompagnement digne de ce nom.

La FSU demande des choix budgétaires différents : Il n’est pas possible de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires tout en dédoublant toutes les classes de primaire qui en ont besoin. Il n’est pas possible d’aider chaque collégien en éradiquant les professeurs du secondaire.

Les Services Publics et en premier lieu l’Education Nationale doivent retrouver leur place, il en va de l’avenir de nos élèves, de nos enfants.

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