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CARTE SCOLAIRE : Nouvelles règles et fermetures en vue

vendredi 21 décembre 2018

La DASEN vient de nous présenter sa nouvelle méthode de travail pour la carte scolaire du département. Voici notre décryptage de la fin des seuils et de la préparation des quelques ouvertures et nombreuses fermetures de classes qui nous attendent...

Le classement des écoles ainsi obtenu (voir schéma ci-dessous) lui permet de comparer le taux d’encadrement des écoles d’un même type entre elles : ruralité et milieu socio-économique seront pris en compte en premier lieu désormais dans un "souci d’équité" sur le territoire départemental, selon elle. Ce classement sera donc utilisé pour le CTSD et le CDEN qui auront lieu durant le mois de février pour préparer la rentrée 2019.

Les seuils tels que nous les avons connus jusqu’ici n’existeront plus : Le taux d’encadrement (nbre d’élèves/enseignant) comparé d’écoles du même type permettra à la DASEN d’évaluer les écoles en situation de potentielle ouverture ou fermeture.

Cette nouvelle méthode de travail ne révolutionne pas la façon de traiter la carte scolaire mais la présente seulement de façon différente.
En effet, le manque de moyens ne permettait déjà pas à la DASEN d’ouvrir des classes dans toutes les écoles atteignant le seuil et lui faisait fermer des classes dans des écoles à peine en dessous.
La nouvelle méthode ne permettra pas davantage de maintenir et/ou d’ouvrir des classes partout où il le faudrait.

Quelle que soit la méthode de travail proposée, la DASEN aura, comme tous les ans, à faire des choix, en fonction des moyens qui lui sont alloués.

En aucun cas, nous ne ferons de choix entre écoles : c’est la DASEN seule qui doit assumer ses choix.
Nous, représentants du SNUipp, serons là pour défendre chaque école en présentant les effectifs et les situations réelles du terrain que vous nous aurez décrites (élèves en difficulté, à besoins particuliers, public difficile...).

Nous continuerons de défendre :
- des postes partout où les besoins s’en font sentir
- la prise en compte des 2 ans pour les ouvertures (comme pour les fermetures)
- la prise en compte du nombre réel de TPS accueillis sans se référer à la "tradition historique d’accueil" comme c’est le cas actuellement
- la baisse du nombre d’élèves par classe pour tendre vers 20 (sans jamais dépasser 25 par classe)
- le maintien des postes de PDMQDC
- la re-création de véritables RASED
- un traitement différent des écoles avec ULIS : une comptabilisation double des élèves dans les effectifs globaux de l’école, leur enseignant-e considéré comme un moyen spécialisé de coordination en plus des postes de l’école et une décharge supplémentaire pour la direction

Pour cela : communiquez nous dès maintenant les effectifs totaux de votre école sur notre espace école (cela prend moins d’un minute).
Ensuite, cliquez sur "Récupérer les identifiants de mon école" pour obtenir votre mot de passe école.
Nous vous contacterons pour avoir de plus amples informations si besoin avant le CTSD.


DES CHIFFRES DEJA CONNUS ET TRES INSUFFISANTS

On peut s’attendre à une dotation négative pour l’an prochain puisque ce sont zéro postes supplémentaires qui sont octroyés à notre académie.

Sachant qu’il en faudra déjà une douzaine pour le dédoublement des classes de CE1 dans les REP, il faudra donc, comme l’an passé, trouver ailleurs.
En finir définitivement avec le « Plus de maîtres » par exemple, fermer aussi dans le rural, en maternelle, tout en chargeant un peu plus les autres classes.

Le second degré va, quant à lui perdre 119 postes (équivalents temps pleins) dans l’académie en septembre 2019 !


EN FRANCE

Avec treize académies qui affichent un zéro pointé en termes de moyens supplémentaires, dans de très nombreux départements les dotations seront donc négatives et les cartes scolaires à venir s’annoncent redoutables…

Les 2 325 "moyens d’enseignement" distribués ne permettront pas de remplir l’objectif de dédoublement des CE1 en REP et REP+, ainsi que celui de rendre la maternelle obligatoire à 3 ans.
Deux dispositions qui à elles seules en consommeraient 5 000.

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