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Stop à la RéPRESSION anti-syndicale !

jeudi 30 novembre 2017

Le SNUipp-FSU 50, toujours vigilant quant au respect de la liberté syndicale, dénonce les poursuites judiciaires engagées par le ministre de l’Éducation nationale contre nos collègues de Sud Éducation pour "diffamation"...

Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé le 21 novembre à l’Assemblée nationale vouloir engager des poursuites judiciaires contre nos collègues de Sud Éducation pour diffamation, pour avoir parlé de « racisme d ’état ».

Il est à noter tout d’abord que cette prise de position du ministre vient en écho à une agitation menée par l’extrême-droite, en particulier sur les réseaux sociaux. De nombreux groupes et associations semblent s’offusquer du questionnement sur les inégalités et le racisme : le racisme est pourtant une des problématiques de notre société, il la traverse, y compris dans le système éducatif.

Depuis de nombreuses années, nos syndicats sont investis dans des coordinations de lutte contre l’extrême-droite et le racisme. C’est pourquoi nous nous interrogeons sur la façon de construire nos revendications et nos luttes.
Nous condamnons toute tentative d’instaurer une police de la pensée qui empêcherait les personnels de réfléchir, de se questionner et de lutter.

Plus généralement, l’attaque du Ministre Blanquer, même si la plainte en diffamation est classée sans suite sur le terrain judiciaire, est avant tout une opération politique qui s’inscrit dans un contexte de criminalisation de l’action syndicale, au même titre que celle qui existe aujourd’hui au ministère du travail : une inspectrice du travail, représentante syndicale, est suspendue et sous le coup d’une procédure disciplinaire pour s’être exprimé publiquement lors d’une manifestation contre la politique de suppressions de postes de la Ministre Pénicaud... C’est clairement une atteinte aux libertés syndicales, et un exemple patent de répression à l’encontre d’une militante.

C’est un élément du carnet de route de ce gouvernement qui choisit de passer à marche forcée sur les acquis sociaux pour imposer sa politique ultra-libérale. Pour cela, il a besoin de défaire les organisations syndicales qui organisent la résistance.

Il faut construire un vaste front syndical unitaire contre les offensives anti-syndicales qui sont menées en ce moment au profit de politiques de régression sociale.