Vous êtes actuellement : METIER  / Direction 


fontsizedown
fontsizeup

DIRECTION, animations, 2 ans : Résumé de notre audience auprès du DASEN

mercredi 29 mars 2017

Suite au stage direction du 7 février organisé par le SNUipp-FSU 50, nous avons sollicité une audience auprès du DASEN, que nous avons obtenue pour le 21 mars. M Lhuissier était assisté de Mme Deret, Inspectrice académique adjointe. En voici le compte-rendu.

Nous avons commencé par dresser un bilan de la situation des directeurs et directrices de la Manche : surcharge de travail car pas de simplification des tâches ; pas de formation continue sur les nouveaux outils, peu de formation pédagogique malgré les responsabilités notifiées dans ce domaine dans le fonctionnement des écoles ; problème de temps de décharge pour les écoles de moins de 9 classes ; le manque grandissant d’EVS aide direction. La question de la sécurité à l’école dans le cadre des PPMS attentat/intrusion reste problématique. Pour le SNUipp, les « 16 engagements pour l’amélioration de l’exercice du métier de directeur d’école » annoncés par le ministère ne permettent pas une réelle avancée sur ces problématiques.

Réponses du DASEN :

Le DASEN est en grande partie d’accord avec ce bilan. Il dit ne pas avoir la main sur les questions de décharge et de postes d’EVS, ces derniers étant dépendants de l’augmentation des besoins en AESH. Cependant il dit vouloir essayer d’avancer sur les autres points :

- faire une enquête sur les besoins précis des directeurs-rices en terme de formation sur les outils numériques et mettre en place des formations adaptées. Pour cela il souhaite utiliser entre autres le demi-poste de conseiller départemental direction créé cette année sur lequel la DSDEN n’a peut-être pas assez communiqué. Cette personne pourrait également se charger d’envoyer un bulletin d’info régulier sur les nouveautés concernant la direction.

- une note écrite devrait être envoyée aux directeurs-rices pour les informer, premièrement, de la demande faite aux remplaçants en janvier de prendre la classe du directeur lorsqu’ils sont libres, si celui-ci les sollicitent, deuxièmement, de la possibilité de demander à rattraper une journée de décharge non effectuée, dans la mesure du possible, troisièmement, du rôle redéfini du conseiller départemental direction. Pour les deux premiers points, le DASEN étudiera la possibilité d’implanter davantage de postes de brigades dans les petites écoles, et d’utiliser les 80 % pour remplacer ponctuellement des directrices-eurs.

- Le DASEN reconnaît qu’il y a des problèmes avec les mesures de sécurité à l’école et dit qu’il va organiser une réunion d’information, peut-être par BEC, d’ici la fin de l’année scolaire. M Lhuissier nous a informé également de la création, à la rentrée 2017, d’un poste de conseiller pédagogique départemental mi-temps EPS mi-temps « prévention » : ce collègue chargé d’aider les assistants de prévention de circonscription, pourrait être aussi une personne ressource pour les directeurs d’école.

Le SNUipp-FSU reconnaît que ces mesures seraient de petites avancées. Malheureusement cela ne va pas résoudre les problèmes de surcharge de travail.

Par ailleurs, le SNUipp-FSU a exprimé ses inquiétudes sur divers problèmes du moment.

- La demande réitérée de signature d’une autorisation pour le numéro de téléphone portable personnel des directeurs dans des circonstances relativement vagues. Le DASEN réaffirme sa volonté d’avoir un numéro de portable par école dans le cadre d’une alerte de risques majeurs. Si aucun personnel ne souhaite donner son propre numéro, il souhaite que le mairie fournisse un téléphone portable pour l’école. Il accepte d’envoyer un courrier aux éventuelles mairies récalcitrantes (même s’il ne pourra les contraindre en la matière). Mais en aucun cas, il n’y aura de sanction contre des directeurs qui ne souhaiteraient pas signer l’autorisation.

- Suite au fait divers d’une enfant oublié dans un car de ramassage scolaire, nous avons interpellé le DASEN sur les difficultés à suivre les absences le jour même, notamment sans la présence d’une EVS. M Lhuissier est conscient de ces difficultés et ne demande pas à ce que le suivi des absences soit systématiquement le jour même. Il souligne que, dans l’affaire de l’enfant oublié, il a rappelé à certaines collectivités locales leurs responsabilités. C’est un article de journal qui a laissé sous-entendre qu’il y avait un reproche à faire à la direction de l’école, pas l’Inspection. 29 écoles ont perdu leur EVS depuis la rentrée, il en reste 139.

- plusieurs collègue ont noté que les distances pour aller à certaines animations pédagogiques en présentiel FOAD s’étaient allongées, créant des problèmes de temps de trajet et de retard. Mme Deret dit qu’il n’y a pas eu de changement d’organisation par rapport à l’année dernière, mais que l’Inspection doit faire en fonction des formateurs disponibles et des inscriptions à telle ou telle FOAD.

- Enfin la circulaire sur la scolarisation des enfants de moins de trois ans interroge. M Lhuissier et Mme Deret disent que les objectifs de ces changements sont de connaître dès fin septembre les effectifs précis des enfants susceptibles d’être scolarisés dans chaque école, et dans le département, pour des questions globales de moyens. Pour cela il faudrait inciter à l’inscription définitive dès septembre, même si l’enfant n’est pas encore présent, et ne pas « afficher » auprès des parents de rentrée collective en dehors de celle de septembre. Cependant les rentrées individuelles ou par petits groupes au fur et à mesures des possibilités des enfants sont possibles. La DSDEN pense ainsi pouvoir afficher plus d’élèves lors des commissions de carte scolaire, notamment dans le rapport avec le privé. La discussion a été plus complexe, le SNUipp-FSU soulignant plusieurs contradictions entre les objectifs présentés et les réglementations concernant les inscriptions des élèves de moins de trois ans. Par ailleurs, les deux postes créés au CTSD sur des classes moins de 3 ans seront à compétences particulières.