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RENCONTRE avec l’IEN de St-Lô 3

jeudi 15 décembre 2011

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Compte-rendu de l’entretien du 29 novembre 2011 avec l’IEN de Saint-Lô III

Nous avons eu un entretien avec l’IEN de StLo 3, à sa demande, suite à la protestation intersyndicale de l’an passé sur le refus de la quasi-totalité des projets d’école, et de l’enquête menée par le SNUipp-FSU sur le malaise enseignant.
A noter, la présence de la conseillère pédagogique de la circonscription.

L’inspectrice s’était sentie particulièrement visée par l’enquête et avait sollicité une rencontre pour «  faire le point ». Nous nous sommes donnés le temps de l’analyse, de la réflexion, pour la rencontrer. Il semble important de remettre dans le contexte pour comprendre la démarche, et les réponses.

Nous avons soulevé de nombreux points parmi ceux que vous nous avez transmis :

- Visite « obligatoire » du site de l’inspection :

Les réponses de l’inspectrice laissent rêveur sur les méthodes de communication utilisées : "jamais il n’a été dit que c’est un devoir d’aller une fois par semaine sur le site" (même si elle reconnaît l’absence de mises à jour).

Pour rappel : note de service n°1, rentrée scolaire 2011-2012, 1er septembre 2011, p2 (en GRAS !) :
"Il appartient à chaque enseignant de visiter régulièrement le site de la circonscription (une fois dans la semaine) ; Se tenir informé faisant partie des obligations professionnelles de chacun."

Chacun jugera...

- Information(s) lacunaire(s) sur les animations pédagogiques :

La communication envoyée aux collègues est doublée : sur le site et aux écoles, donc elle « ne peut pas faire mieux, même si pour les itinérants, c’est plus difficile de les toucher ».

- Suppression du site de la circo des évaluations maternelles élaborées par l’équipe de circonscription :

Si les collègues doivent passer du temps sur éduscol pour aller chercher les évaluations maternelles, c’est parce que « ça fait partie du temps de préparation ».
Pas d’explication complémentaire...

- Rejet des projets d’école :

Si elle en a rejeté autant, c’est parce qu’elle « croit en les projets d’école et en les équipes  », donc ils ont été rejeté pour « pouvoir les améliorer, d’ailleurs (elle) l’avait dit  ».

- Absence de réunion Psy-Maîtres E :

Si les Maîtres E et les Psy veulent des réunions conjointes, ils « n’ont qu’à le demander, mais pas sur le temps de travail  » (comprendre en dehors des heures en présence des enfants).

- Pré-inspections « fleuves », ainsi que les « post-inspections » :

Sur les « pré » et « post-inspections », les formulaires ont été simplifiés : « d’ailleurs des collègues (les) ont trouvé(s) ludique(s). L’après inspection est un contrat de formation pour l’enseignant, pour l’aider à se former ».

- Animation sur la difficulté scolaire et les « deuils à faire pour les enseignants » :

Lorsqu’on aborde le discours sur le deuil lors d’une animation pédagogique, elle s’étonne plus encore (mais est visiblement très troublée) : «  il s’agit d’un extrait d’un livre de Pernoud qui montre qu’il est des choses sur lesquelles on ne peut agir  ».
Nous lui rétorquons que les collègues ont surtout retenu de l’animation qu’il ne pouvait pas compter sur leur hiérarchie, elle ne comprend pas pourquoi.

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- Le temps de travail et ce qui reste pour la vie privée :

Nous avons insisté sur l’empiétement ressentie du professionnel sur la vie privée, chose qu’elle ne prend pas en compte (mais sûrement pas par volonté immédiate).
De même, lorsqu’on lui rappelle qu’elle est un supérieur hiérarchique, et que les enseignants sous ses ordres n’iront sûrement pas se confier ou se plaindre à elle de ce qu’elle décide, elle tombe un peu des nues.

- Méthode :

Elle nous a également interpellé sur la démarche choisie par nous pour mettre en évidence le malaise enseignant, souhaitant (et insistant) pour des échanges plus fréquents.
Nous lui avons rappelé que nous ne sommes pas des relais de l’administration, mais des syndicats donc chargés, entre autres, de la défense des collègues !

Elle nous a assurés de sa volonté de travailler pour « le mieux possible » et « d’être constructive ».
Dont acte.

Jean-Paul de Roubin, co-secrétaire du SNUipp-FSU 50


A relire :

- Bilan du questionnaire sur le MALAISE ENSEIGNANT

- L’action sur les projets d’école à St-Lô 3

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